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L’interview de radio Goéland déjà disponible

L’interview sur Radio Goéland déjà disponible !

Merci à Pierre Briand pour son accueil.

Pour soutenir le projet et donner des ailes au Rebelle, rendez-vous sur le site de crowdfunding de la nef :  www.zeste.coop  

Ci-dessous la retranscription de l’interview radiophonique de Pierre pour Radio Goéland :

Générique : Radio Goéland, c’est votre radio de proximité. Toutes les informations et annonces du pays de Lorient, association, événement,  emploi, action et démarche, vie de quartier, vie locale, la rubrique à ne surtout pas manquer sur radio Goéland.

Pierre, l’animateur radio : Nous sommes en direct sur radio Goéland.fr ainsi que sur les applications mobiles pour nous écouter et je suis aujourd’hui avec Camille Carrée sur radio Goéland. Bonjour.

Camille : Bonjour Pierre

Pierre, l’animateur radio : Ça va bien ?

Camille : Ça va très bien. Ravi d’être avec vous et tous les auditeurs de radio Goéland.

Pierre, l’animateur radio : Et bien merci. Peux-tu nous expliquer, tout d’abord, quel est ton projet ?

Camille :  Alors mon projet, c’est déjà un projet de vie, un projet de passion. Il a commencé il y a quelques années en 2011 quand j’ai racheté un bateau… enfin plutôt une épave. À ce bateau là, nous avons décidé de lui donner une seconde vie. Parce que le bateau était très endommagé. Il a été mis à l’eau pour la première fois en 1994. Pendant 15 ans il a travaillé avec un autre propriétaire à former des futurs skippers et quand nous l’avons récupéré en 2011 le bateau était, comme je le disais très endommagé. Mais on s’est dit : « c’est un très beau bateau et il mérite d’avoir une seconde vie ». Il mérite de continuer à faire sa vie de bateau de formation. Alors nous avons fait un gros chantier dessus qui a duré plus de quatre ans. Un chantier amateur mais en voulant avoir un résultat de professionnel. Et nous en sommes là. Le bateau est quasiment prêt.

Pierre, l’animateur radio : Vous êtes navigateur ?

Camille :  Je fais de la voile depuis que je suis tout petit. Je ne sais pas si ça vous est arrivé, Pierre, mais quand on est gamin, on rêve d’avoir une soucoupe volante. Et moi, même maintenant adulte, quand je suis dans un bateau, que l’on navigue de nuit, que le bateau glisse comme ça sur l’eau guidé par les étoiles et juste avec les lumières du matin, du mât ou alors les lumières électroniques,  on a vraiment un sentiment de liberté, un sentiment de pouvoir aller un peu partout sur la planète. Et voilà, ma soucoupe volante elle est là maintenant, bien réelle. Ça m’habite vraiment depuis que je suis tout petit. C’est un rêve de gamin que j’ai transformé en rêve d’adulte.

Pierre, l’animateur radio : Et ce rêve, du coup, je suppose que vous souhaitez aussi le transmettre à d’autres par de la formation ?

Camille :  Oui, l’idée c’est d’accueillir des gens à bord du Rebelle. Des gens qui ont déjà fait du bateau ou qui n’en ont jamais fait du tout. Mais des gens qui regardent avec envie la mer, avec envie les voiliers. Souvent, nous avons l’impression qu’il y a une petite barrière, une petite frontière. On se dit « ce n’est pas pour moi » ou alors « ça a un côté trop élitiste », « c’est pour des gens qui ont un certain niveau de revenu « . Mais nous, on aimerait bien casser un petit peu tous ces aprioris là et permettre au gens de mettre les pieds sur un bateau. Et comme, je disais toute à l’heure : quand on les a sur le bateau, généralement ils n’ont pas envie de redescendre.

Pierre, l’animateur radio : Est ce qu’il y a besoin de formation, de permis de quelque chose en particuliers ou pas du tout ?

Camille :  La navigation à voile, reste encore un domaine où il y a beaucoup de liberté. C’est à dire qu’il n’y a pas besoin de permis pour faire du bateau à voile, ce qui n’est pas le cas pour les bateaux à moteur. Mais cela n’empêche pas qu’il faut avoir un certain nombre de compétences et de savoir-faire pour pouvoir naviguer en toute sécurité et en toute sérénité. C’est là mon job : quand les gens viennent à bord, de leur transmettre de savoir-faire qui correspondra à leur projet. Ou alors, peut-être même tout simplement, les aider à définir leur projet et juste développer leur envie de mer.

Pierre, l’animateur radio : Vers quelle destination peut-on aller avec ce voilier ? Où pouvez-vous nous amener ?

Camille :  Ce n’est pas moi qui vous emmènera ! Ce sera vous , avec le bateau, qui irez . Parce que ce sera vous qui ferez fonctionner le bateau. Je serai bien évidemment là pour vous accompagner de manière à ce qu’il fonctionne bien. Mais ce sera vous qui serez acteur de la navigation. Où est ce que l’on peut aller ? Et bien, déjà, en partant de Lorient, tout simplement à l’automne on peut aller faire un tour à Groix, c’est juste en face. Il y a un port très sympa et il ya aussi des petits bars à découvrir. Même si c’est juste à côté, pour une première sortie, ça peut être déjà un grand voyage. Pour ceux qui ont envie d’aller un petit peu plus loin, on peut aller vers l’île de Saint à la pointe de la Bretagne, même aller monter jusqu’en Angleterre en passant par les îles Scilly au milieu de la Manche qui ont, contrairement à ce que l’on pourrait croire, un jardin exotique par ce que c’est très tempéré comme climat là-bas avec le Gulf Stream. Il y a plein de choses extraordinaires à découvrir depuis nos côtes bretonnes. Souvent quand nous ne sommes pas familiers de la mer et de la voile, nous n’imaginons même pas tout cela.

Pierre, l’animateur radio : Est ce que l’on peut aussi apprendre à des enfants ou est ce que c’est plus compliqué ? Y a-t-il un âge particuliers ?

Camille :  La voile reste une pratique possible en famille. Il ya beaucoup de gens qui sont partis pour des tours du monde et des traversés de l’Atlantique avec des enfants en bas âge. Donc évidemment, le papa qui veut venir avec son fiston, avec sa fille et la maman sont les bienvenus à bord du Rebelle. Généralement, les enfants se prennent au jeu assez vite de tirer sur les bouts, les cordages, de tenir la barre. Tout de même, c’est toujours mieux qu’ils aient un minimum de 4 ans et évidemment on choisira les conditions météo propices à cette sortie découverte.

Pierre, l’animateur radio : Faut-il faire attention à la météo ? On ne peut pas partir en navigation comme ça en plein tempête ?

Camille : Cela fait partie de l’apprentissage : pouvoir lire un bulletin météo marine, savoir anticiper les coups durs pour éviter de se mettre en difficulté. Et puis, ensuite, au fur et à mesure de sa progression de skipper et bien on évalue les phénomènes météo que l’on peut avoir à affronter ou pas affronter. C’est cela aussi être un bon marin. Ce n’est pas forcément être un grand champion sur des bateaux avec plein de sponsors. C’est aussi de savoir juger ce qui va être à notre protée en terme de navigation.

Pierre l’animateur radio : Est ce que c’est physique ?

Camille :  Ça peut se révéler être assez physique, surtout dans le gros temps. Il y a deux facteurs qui vont faire que c’est physique : les conditions météo et le fait de naviguer en équipage réduit. En solitaire nous allons avoir plus de sollicitations physiques que si on est 5 à bord du bateau où chacun va pouvoir faire une petite tâche. Ça peut se révéler être un sport à part entière.

Pierre, l’animateur radio : Sur les réseaux sociaux, vous avez pas mal de publications, beaucoup de personnes vous suivent. Vous en êtes où concrètement dans le projet ? Est-ce que l’on est vraiment proche de la fin et donc tout va être opérationnel où est-ce qu’il manque encore des petites choses ?

Camille :  Le Rebelle attend la fin septembre pour être mis à l’eau. Et d’ici la fin septembre, on essaie de parler du projet. On souhaite réunir des gens qui ont envie de nous accompagner dans ce projet. Ce qui manque encore au bateau, ce sont ses voiles. C’est pour cela que nous avons appelé notre campagne de financement participatif « donnez des ailes au Rebelle ». C’est une opération de crowdfunding. L’idée, c’est l’analogie, évidemment, avec l’envol d’un oiseau. Et pour que le bateau puisse s’envoler et partir voguer et vous emmener naviguer il a besoin de voiles. Voilà ce qu’il manque aujourd’hui au bateau ce sont ses ailes, ou plutôt ses voiles.

Pierre, l’animateur radio : Est ce que vous êtes accompagnés pour faire et mettre en place ce projet ou pas forcément ? Faites-vous cela seul comme un vrai Rebelle ?

Camille :  (rires) Je suis assez rebelle mais pas un rebelle solitaire. J’ai la chance d’être accompagné et soutenu par mon amoureuse, l’équipière qui partage ma vie : Aurélie. Elle soutient beaucoup sur la communication du projet. Évidement, maintenant, nous avons aussi l’impression d’être accompagnés par radio Goéland qui nous invite ce matin. Cela nous fait très plaisir que vous nous donniez la parole. Et puis aussi différentes personnes : la famille, les amis qui donnent un coup de main comme ils peuvent et comme ils veulent et on espère les lorientais encore plus demain.

Pierre, l’animateur radio : Quel conseil pourriez-vous donner aux personnes qui souhaiteraient participer à ce crowdfunding ? Comment pourriez-vous leur donner envie ?

Camille :  Déjà, nous aimerions vous inviter. Vous êtes les bienvenus samedi prochain, samedi 14 à Larmor-Plage à partir de 11h30. Nous faisons la « fête des rebelles ». Ça va être un moment convivial et participatif. Ce que je veux dire par « participatif », c’est que chacun amène un petit quelque chose à boire et à manger. Vous pourrez trouver toutes les informations sur le site voilier-le-rebelle-fr.

Pierre, l’animateur radio : Merci beaucoup d’être venu ici sur radio Goéland et d’avoir accepté cette invitation.

Camille : Merci de votre accueil.

Générique : Radio Goéland, la radio web du pays de Lorient.

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