Costarmoricain de naissance, puis Morbihannais, Camille a grandi au bord de la mer, quand ce n’était pas sur la mer avec son père qui possédait un petit côtre en bois de 6,60m.

De 15 à 19ans c’est la filière Espoir Fédération Française de Voile, qui lui offre ses premières armes de régatier en Laser où il participera à des régates de niveau national et international.

En 2003 alors âgé de 19 ans et membre du Centre Nautique de Lorient, l’envie d’aller plus loin et plus vite le pousse vers le Circuit Formule 18, circuit associant haut niveau, régates au contact et parcours côtier. Camille sera fidèle à Circuit Formule 18 jusqu’en 2009 où il obtiendra une belle 10ème place au championnat d’Europe.

Alors sauveteur en mer, en 2005 et fraîchement sorti du système scolaire, il entreprend la préparation d’un diplôme qu’il juge « alimentaire » le BEES Activité de la Natation, qu’il obtiendra en 2007.

S’en suit un engagement d’un an  à la brigade des sapeurs pompiers de Paris, en 2008 « pour l’expérience militaire et aller plus loin dans mon expérience en secourisme, mais je n’ai jamais souhaité y faire carrière ».

En 2009, après un an de formation à L’École Nationale de Voile, il obtient un Brevet d’État Voile spécialité habitable, puis part pour l’Irlande. Camille y sera directeur de l’École de Voile de Collanmore, puis skipper formateur sur un voilier de 37 pieds armé par le Glénan Irish Sailing Club.

De retour en France, animé depuis son plus jeune âge par la course au large,  le Circuit Figaro Bénéteau s’impose alors comme une évidence.

C’est donc en 2011,  qu’il intègre sur sélection le Pôle Vendée France à St Gilles Croix de Vie (structure d’entraînement à la course au large), alors dirigé par Christian Gout.

Faute de moyen financier suffisant, son projet de participation à la solitaire du Figaro 2011 est avorté.

« Après cette préparation sportive, j’étais prêt à faire une belle performance en tant que bizut sur la Solitaire, mais je n’ai pas trouvé de sponsor. J’ai vraiment mal vécu cette période. C’était dur de voir certains des p’tits copains partir, là ou toi tu restes sur le ponton… Alors je ne voulais plus dépendre uniquement d’un financement de sponsor pour avoir une activité maritime professionnelle, j’ai donc souhaité monter un nouveau projet. »

S’en suit l’achat d’une coque : « Le Rebelle« . Bateau destiné à faire de la formation à la navigation. Puis 4 années (2012-2015) alternant : intense période de travail sur le chantier; préparation à la Solitaire du Figaro et activité comme maître nageur « pour ramener des sous ».

« En 2012, je faisais trop de choses en même temps, et je n’avais quasiment aucun moyen financier. Ça ne pouvait pas marcher. J’ai donc laissé tomber mon projet de course au large. »

En 2015, alors que le bateau est quasiment terminé, la vie elle aussi a fait son chemin et Le Rebelle devra malheureusement attendre deux années dans un hangar. Deux ans de prise de recul, riche de réflexions, de rencontres et d’expériences professionnelles. Courant 2017, après un voyage de prospection au Portugal, le projet de formation à la navigation prend forme.